Fii la lééb doxe tàbbi àjjana, bàkkan bu ko jëkk fofon tàbbi safara
- C'est ici que s'achève le conte. Et le premier qui l'humera ira au paradis.
(Abou Fall, Sénégal) (prop par S.Cannarozzi)
Mon conte est terminé. Mais mes ressources ne sont pas épuisées.
Le chacal va dans le petit bois, le petit bois. Moi je vais sur le chemin, le chemin.
Il m'a frappé avec une figue noire. Je l'ai mangée. Je l'ai frappé avec un morceau de sel. Je l'ai brisé.
(Berbère) (prop par S.Cannarozzi)
Mon histoire a dévalé la pente et moi je remonte dans ma barque. Et tous ceux qui ont du remords sur la conscience demandent pardon à Dieu.
(Kabylie) (prop par S.Cannarozzi)
Khrafitna tabataba wem àm ejjey tjina saba.
- Notre histoire est bien. L'année prochaine nous aurons une belle moisson.
(Tunisie) (prop par S.Cannarozzi)
Ainsi soit-il et s'il n'en est pas ainsi, qu'il en soit ainsi.
"Mon conte est comme un ruisseau, je l'ai conté à des seigneurs". (Kabylie)
Ainsi s'en alla le conte, portant le ciel sur la tête et la Terre dans ses mains.
Et ce que j'ai pu omettre
Que Dieu me le pardonne ... (Berbère)
Ils vécurent heureux et prospères et donnèrent naissance à des garçons et des filles... Que Dieu nous accorde la même chose. (Liban)
Mon conte est fini.
Si je l'ai dit avec bonheur,
c'est qu'il était conté à des seigneurs. (d'origine arabe proposée par Priscille)
Voilà, mon histoire a suivi le lit de l'oued, je l'ai racontée à des fils de seigneurs. A moi, que Dieu me pardonne. Quant aux chacals, qu'il leur en cuise. (formulette kabyle)
Que ce conte nous donne la gaîté du pigeon,
la pétulance du coq,
la prudence de l'escargot,
la douceur de l'agneau,
la bonté du pain,
la tendresse de la fougasse à l'anis,
le sel de la merlusse,
la bonne humeur du vin cuit,
la saveur de l'ail
et la pureté de l'huile.